
MailerLite : vos e-mails arrivent dans les spams ? 10 vérifications pour les corriger
Si vos e-mails MailerLite arrivent dans les spams, distinguez d'abord rebonds et classement indésirable, puis contrôlez l'authentification SPF/DKIM/DMARC, les plaintes, la qualité de la liste et les liens avant un nouvel envoi test.

La réponse rapide : par quoi commencer quand vos newsletters arrivent dans les spams ?
Quand une campagne MailerLite atterrit dans le dossier Spam, ne changez pas dix réglages d'un coup. Vérifiez d'abord si MailerLite indique « délivré », « rejeté » ou « rebond ». Ensuite, identifiez les fournisseurs concernés (Gmail, Outlook, Yahoo ou messagerie professionnelle), contrôlez le domaine expéditeur et sa configuration SPF/DKIM, puis examinez les plaintes, les adresses inactives et les liens contenus dans l'e-mail. Un envoi accepté par le serveur du destinataire peut être classé comme indésirable : ce n'est pas le même incident qu'un e-mail rejeté.
Si le domaine est correctement authentifié, le travail n'est pas terminé : une liste ancienne, des destinataires qui n'ont pas demandé vos messages, des changements brutaux de fréquence ou un contenu mal présenté peuvent aussi nuire à la réception. Pour réagir utilement, isolez une cause et testez une correction sur un petit groupe qui a réellement accepté de recevoir votre newsletter.
Ce guide rassemble des méthodes documentées par MailerLite et les règles de prospection électronique publiées par la CNIL. Claim26 n'a pas envoyé de campagne depuis un compte payant pour établir un taux de délivrabilité propre à ces recommandations ; aucun résultat chiffré n'est promis.
- Confirmer si le message a été livré au serveur, refusé ou placé dans Spam.
- Identifier si le problème touche un fournisseur ou plusieurs.
- Vérifier domaine, adresse d'envoi, SPF, DKIM et DMARC.
- Contrôler origine et activité des abonnés, plaintes et contenu.
- Tester une modification à la fois avant une nouvelle campagne importante.
1. Ne confondez pas « délivré », « en spam » et « non reçu »
Dans les rapports MailerLite, une livraison signifie que le message n'a pas subi de rebond définitif au moment de l'envoi. Cela ne prouve pas qu'il s'affiche dans l'onglet principal. Chez Gmail, Promotions n'est pas le dossier Spam. Chez Outlook, un courrier peut arriver dans Courrier indésirable. Certaines boîtes d'entreprise disposent également de filtres que MailerLite ne contrôle pas.
Un hard bounce désigne généralement un échec permanent, par exemple une adresse inexistante. Un soft bounce correspond à un problème temporaire ; il ne faut donc pas traiter ces échecs comme si le filtre antispam avait accepté puis déplacé le message. MailerLite gère automatiquement certains changements de statut après des rebonds répétés.
Votre première note de diagnostic doit contenir la date de campagne, l'adresse expéditrice, le fournisseur concerné et le statut constaté. Un message classé dans les spams chez une seule personne ne démontre pas que toutes les newsletters de votre compte souffrent du même problème.
2. Consultez le rapport de campagne avant de modifier vos réglages
Dans MailerLite, ouvrez Campaigns, sélectionnez l'envoi et accédez au rapport. Relevez les livraisons, les hard bounces, les soft bounces, les désinscriptions, les plaintes et les clics. Ne concluez pas sur la base du seul taux d'ouverture : certaines protections de confidentialité peuvent fausser cette mesure, et une ouverture manquante ne signifie pas nécessairement un message en spam.
Comparez si possible deux campagnes destinées à des publics comparables. Une dégradation après l'import d'un ancien fichier de contacts ne pose pas la même question qu'un défaut d'authentification présent depuis le premier envoi. Les statistiques décrivent ce qui s'est passé, mais elles ne permettent pas à elles seules de voir dans quel dossier chaque message a été classé.
Si un destinataire consentant vous signale le problème, demandez-lui seulement de vérifier la réception dans sa propre boîte, ou de transmettre les informations techniques qu'il est prêt à communiquer. N'accédez pas à sa messagerie et n'exigez pas le transfert de messages contenant des données privées.
3. Vérifiez l'authentification du domaine : SPF, DKIM et adresse d'envoi
Dans MailerLite, ouvrez Account settings puis Domains. Le domaine utilisé dans l'adresse d'envoi doit être correctement ajouté et authentifié. MailerLite fournit les valeurs DNS correspondant à votre domaine : recopiez ces valeurs exactes plutôt que des exemples trouvés dans un article. Les réglages peuvent être automatiques ou manuels selon l'hébergeur.
Le SPF indique quels serveurs sont autorisés à expédier des e-mails pour un domaine. DKIM ajoute une signature vérifiable. Un SPF dupliqué, une clé DKIM incorrecte ou une zone DNS modifiée chez le mauvais hébergeur peuvent empêcher la bonne validation. Si vous utilisez en parallèle Google Workspace, Microsoft 365 et MailerLite, il ne faut pas créer des règles SPF contradictoires : une politique cohérente doit prendre en compte tous les vrais expéditeurs.
L'authentification est un préalable de confiance, pas un passeport pour l'onglet principal. Si les contrôles passent mais que les messages sont indésirables, poursuivez avec la réputation, les destinataires et le contenu. Pour les valeurs DNS précises et les corrections Cloudflare, reportez-vous au tutoriel spécialisé de Claim26 sur l'authentification MailerLite.
4. Examinez DMARC et l'alignement du domaine expéditeur
DMARC rapproche le domaine visible dans le champ « De » des informations SPF ou DKIM authentifiées. Sa logique est différente du simple fait de posséder un enregistrement SPF quelque part dans vos DNS. Une configuration DMARC trop stricte, activée sans contrôle des services qui envoient déjà pour votre domaine, peut provoquer des rejets légitimes.
MailerLite dispose aussi d'une fonction d'alignement du domaine, distincte de l'authentification de base, qui rapproche certaines adresses et liens techniques de votre propre domaine. Cette configuration requiert des enregistrements DNS supplémentaires ; ne la mélangez pas avec les seuls enregistrements d'authentification.
Ne copiez pas une politique de rejet DMARC agressive depuis un forum. Commencez par identifier tous vos expéditeurs, vérifiez les rapports disponibles et suivez la documentation officielle. Ce guide se concentre sur le diagnostic des spams ; il ne remplace pas une configuration complète de la sécurité de votre messagerie.
5. Vérifiez si votre réputation d'envoi s'est dégradée
Les fournisseurs de messagerie observent notamment les signalements d'indésirables, les adresses invalides, l'engagement et les habitudes de diffusion. Une liste achetée, récupérée sur Internet ou importée sans autorisation de contact peut produire des plaintes et des rebonds. Changer seulement l'objet du message ne réparera pas cette situation.
Une campagne subitement envoyée à une liste beaucoup plus grande qu'à l'habitude peut aussi susciter des contrôles supplémentaires. Pour une liste réellement consentante, mieux vaut reprendre des envois cohérents, segmentés selon l'intérêt des lecteurs, que tenter de contourner une restriction par un nouveau domaine ou de nouveaux comptes.
Si MailerLite place votre compte en revue, vérifiez le message officiel et les motifs indiqués. Le service peut examiner des taux de rebonds, de plaintes ou des méthodes de collecte incompatibles avec sa politique antispam. Ne confondez pas ce contrôle de compte avec le classement d'un message précis par Gmail.
6. Nettoyez les adresses problématiques sans supprimer les bons abonnés
Dans Subscribers, examinez les statuts : actifs, désabonnés, rebonds et plaintes antispam ne sont pas interchangeables. MailerLite exclut automatiquement les contacts qui ont signalé vos campagnes comme spam. N'essayez pas de les réimporter dans un nouveau groupe pour relancer les envois ; leur opposition doit être respectée.
Pour les abonnés inactifs, ne prenez pas une décision uniquement d'après le pixel d'ouverture. Privilégiez une période raisonnable, les clics éventuels, l'historique d'inscription et les préférences déclarées. Une campagne de réengagement peut être utile lorsque le consentement et le contexte le permettent ; à défaut, la désinscription peut être préférable à un bombardement de relances.
Le nettoyage détaillé relève d'un autre guide Claim26. Ici, l'objectif est de comprendre si une audience peu qualitative entretient les signalements et non de présenter la suppression massive de contacts comme une solution automatique.
7. Reprenez le consentement de vos destinataires, surtout pour une newsletter française
En France, la CNIL rappelle que la prospection électronique adressée aux particuliers exige en principe un consentement préalable valable, sauf exceptions encadrées notamment pour certains clients existants. Les contacts professionnels obéissent à d'autres conditions liées à leur activité et à leur droit d'opposition. Une adresse disponible sur un site ou dans un carnet d'adresses n'est pas une autorisation générale de newsletter.
Sur chaque formulaire MailerLite, indiquez clairement ce que la personne recevra. Le double opt-in peut réduire les inscriptions erronées et les robots, mais il ne corrige pas à lui seul une promesse trompeuse ou une liste déjà collectée sans base valable. Conservez une trace des inscriptions et des consentements quand ils sont requis.
Facilitez la désinscription sans friction et gardez durablement les oppositions. La CNIL rappelle la nécessité d'un moyen simple d'opposition dans les messages concernés. Un désabonnement facile n'est pas un échec : il vaut mieux perdre un lecteur non intéressé que recevoir une plainte pour spam.
8. Contrôlez l'objet, l'identité de l'expéditeur et la régularité
Un objet entièrement en majuscules, une succession de points d'exclamation, une urgence artificielle ou un prénom d'expéditeur qui change à chaque envoi peuvent nuire à la confiance. Il n'existe cependant pas de liste magique de mots interdits expliquant à elle seule la décision des filtres. Le contenu doit surtout correspondre à ce que le destinataire s'attendait à recevoir.
Affichez une adresse et un nom d'expéditeur cohérents avec votre marque. Rappelez la raison de l'inscription lorsqu'elle n'est pas évidente et tenez un rythme prévisible. Si vous envoyez d'habitude un conseil mensuel, passer brutalement à des messages quotidiens sur un sujet sans rapport mérite un examen éditorial avant tout réglage technique.
Testez un objet honnête et un corps de message réellement utile. Le changement de quelques mots publicitaires ne doit pas servir de substitut au consentement ou à la qualité de la liste.
9. Réparez les liens et les images avant un nouvel envoi
Les liens raccourcis, les redirections inattendues, les URL cassées et les domaines de destination douteux peuvent rendre une campagne suspecte ou frustrer les lecteurs. Privilégiez des liens complets et compréhensibles, contrôlez chaque destination et vérifiez qu'aucune ressource ne renvoie une erreur.
Évitez les e-mails composés d'une seule grande image. Prévoyez du texte lisible, des images raisonnablement compressées, des liens descriptifs et une version texte correcte. Les très gros e-mails peuvent aussi être tronqués dans Gmail, ce qui perturbe l'expérience de lecture et les statistiques.
MailerLite signale que certains contrôles payants détectent les liens cassés, images manquantes, problèmes de HTML ou de texte alternatif. Même sans abonnement payant, vous pouvez relire vos liens, ouvrir un test sur plusieurs appareils et vérifier manuellement la cohérence entre l'objet et le message.
10. Testez l'envoi sans fabriquer une nouvelle campagne massive
Créez un test avec une adresse Gmail, une adresse Outlook et, si votre audience le justifie, une troisième boîte que vous contrôlez. Notez si le message arrive dans la boîte principale, dans Promotions ou dans Spam, et si les liens fonctionnent. Un test de trois adresses ne permet pas de déduire un pourcentage de délivrabilité global.
Après une correction technique, utilisez une courte campagne destinée à un segment de vrais abonnés engagés et consentants. Gardez le contenu et la fréquence comparables pour savoir ce qui a changé. Ne renvoyez pas immédiatement le même message à tous les contacts parce qu'un test est arrivé dans Spam.
Si une erreur de rebond persiste, examinez le code ou la raison technique du rejet. Pour les problèmes ciblant uniquement une entreprise, un administrateur de sa messagerie peut parfois expliquer une règle locale sans qu'aucun paramètre MailerLite ne soit défectueux.
MailerLite gratuit ou payant : quel outil peut aider au diagnostic ?
Le plan gratuit suffit pour accéder aux rapports de campagnes, examiner les statuts de vos abonnés, contrôler le domaine d'envoi et procéder à des vérifications manuelles. Cela ne garantit pas une solution : certains problèmes viennent du fournisseur de messagerie destinataire ou de l'historique de votre domaine.
Les forfaits payants MailerLite Comfort et Power donnent accès à « Inbox insights and placement report », un diagnostic avant envoi depuis l'étape Send or schedule du créateur de campagne. Le bouton Start check lance une estimation de placement et fournit des recommandations sur les liens, le domaine, le contenu, la version texte et le code. Le résultat est une estimation, pas la garantie que toutes les boîtes recevront le prochain e-mail dans l'onglet principal.
Ne prenez pas un abonnement supérieur uniquement pour faire disparaître les spams : un compte mal authentifié ou une liste non consentie demande une correction de fond. Vérifiez les tarifs et fonctions du moment sur le site de MailerLite, plutôt que d'attribuer le résultat au simple changement de forfait.
Exemple : une campagne est « délivrée », mais un lecteur Gmail la trouve dans Spam
Cas théorique, non issu d'un compte Claim26 : une newsletter a été envoyée à 400 abonnés consentants et MailerLite ne signale pas de rebonds majeurs. Un lecteur utilisant Gmail découvre son exemplaire dans Spam, alors que deux autres lecteurs le trouvent dans Promotions. On ne peut pas conclure que les 400 messages sont indésirables.
Le bon diagnostic : noter la date et l'expéditeur, vérifier le statut du domaine, contrôler l'adresse utilisée et la présence de liens douteux, puis interroger d'autres destinataires volontaires sans accéder à leurs comptes. Si l'anomalie se répète surtout chez Gmail, privilégier les informations propres à ce fournisseur avant de modifier tout le contenu.
Le nombre 400 sert uniquement à illustrer le raisonnement. Il ne représente ni un envoi réalisé, ni un taux d'ouverture, ni un résultat de test de la rédaction Claim26.
Exemple : après import d'une ancienne liste, vos plaintes augmentent
Autre cas illustratif : vous importez des contacts d'un ancien outil puis constatez davantage de rebonds et de plaintes. Le fait que l'import ait fonctionné ne démontre pas que vous êtes autorisé à envoyer des promotions à ces personnes ni qu'elles s'en souviennent.
Réexaminez l'origine et la date de l'inscription, les préférences et les désinscriptions. Isolez les contacts réellement consentants et intéressés, plutôt que de tenter de forcer la livraison par des changements DNS successifs. Si les données de consentement manquent, ne présumez pas que le premier envoi sera accepté par les destinataires ou conforme aux règles.
Une liste plus petite, mais légitime, peut être un meilleur point de départ pour une newsletter utile qu'un gros fichier dont les destinataires ne reconnaissent pas l'expéditeur.
Checklist : l'ordre de récupération en sept actions
Premièrement, identifiez la campagne, son statut et les fournisseurs touchés. Deuxièmement, vérifiez votre domaine d'envoi et les contrôles SPF/DKIM/DMARC. Troisièmement, consultez les rebonds, les plaintes et les statuts de contacts. Quatrièmement, confirmez que votre audience a légitimement demandé les communications reçues.
Cinquièmement, vérifiez les liens, la version texte, le poids des images et la cohérence de l'objet. Sixièmement, testez un envoi restreint sur des adresses que vous contrôlez, puis sur un segment réellement engagé et consentant si nécessaire. Septièmement, notez l'effet d'une correction à la fois avant de planifier une reprise normale des envois.
Cette méthode n'offre aucun raccourci garanti vers la boîte principale. Elle évite surtout de dégrader une configuration saine en modifiant à l'aveugle des enregistrements DNS ou en renvoyant des messages non désirés.
- Vérifier le rapport et distinguer rebond, spam et Promotions.
- Contrôler l'authentification et l'alignement du domaine.
- Relire les plaintes, rebonds, statuts et origines de liste.
- Réparer liens, images, contenu et identité d'expéditeur.
- Tester petit, comparer prudemment, ne changer qu'une cause à la fois.
Conclusion : la délivrabilité se répare avec un diagnostic, pas une promesse
Lorsque MailerLite annonce une campagne délivrée, le classement en Spam peut encore dépendre de la boîte de réception. Un diagnostic efficace commence par les données d'envoi, puis remonte à la confiance accordée au domaine, à la qualité de la liste et au contenu. La correction adaptée varie selon la cause réellement identifiée.
Pour une petite newsletter française, commencez par les réglages et rapports disponibles sans surcoût. Si vous utilisez régulièrement MailerLite pour des campagnes plus importantes, le rapport payant de placement peut faciliter les vérifications, mais ne remplace ni le consentement ni une authentification correcte. Découvrez les fonctions de MailerLite via les liens partenaires présents sur cette page ; une souscription éligible peut rémunérer Claim26 sans supplément annoncé pour vous.
Vérifiez ces quatre signaux.
✓Un statut de campagne réellement consulté, avec rebonds et plaintes
✓Le domaine d'envoi et ses contrôles vérifiés sans doublon DNS
✓Des contacts consentants et une fréquence adaptée
✓Des liens contrôlés et un e-mail lisible sans images
✓Un test restreint et une correction isolée avant généralisation
Le moyen le plus fiable de choisir est de tester une tâche réelle.
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